Divers

Le grand débat : colorations chimiques et végétales

Nos cheveux sont précieux.

Ils sont un allié beauté autant que le reflet de notre santé, et la plupart d’entre nous s’appliquent à les bichonner !

On colore ses cheveux pour des raisons esthétiques : une envie de changement, une nouvelle mode, cacher ces maudits cheveux blancs… Les adeptes de l’innovation capillaire connaissent les différents produits colorants sur le marché, ainsi que leurs avantages et leurs inconvénients.

Les colorations végétales (henné non neutre et poudres de plantes) ont actuellement meilleure presse que les colorations chimiques, mais n’oublions pas que tout ce qui est « naturel » reste puissant et potentiellement irritant, voire allergène.

Attention donc à ne pas considérer les effets des plantes comme anodins (avis aux démangeaisons du cuir chevelu fréquentes chez les utilisatrices et à l’irritation des voies respiratoires qui résulte d’une inhalation accidentelle de poudre… keuf !).

Affirmer également que ces poudres végétales agissent comme un soin, c’est… un peu restrictif. La coloration gaine peut-être le cheveu (d’où l’effet « santé », brillance, volume, etc.) mais l’étouffe sur le long terme. Elle provoque son dessèchement (notamment des cheveux qui fourchent, qui frisottent…) et augmente sa fragilité (cheveux cassants).

Donc quoi ? On revient aux colos chimiques ?

Minute papillon !

Dans la tribu des pires produits à mettre sur sa tignasse, les colorations chimiques permanentes, c’est le must !

Et pour cause, si elles sont plus efficaces au niveau camouflage des cheveux blancs, fixation de couleur, éclaircissement des cheveux foncés, avec une variété de couleurs dignes d’un arc-en-ciel, c’est parce qu’elles contiennent des composants toxiques comme l’ammoniaque, le toluène, le parabène, la paraphénylènediamine (PPD pour les intimes), la résorcine, l’éthanolamine et d’autres jolis noms en « ine » et en « ol ».

Quant aux colorations ton-sur-ton (éphémères), elles n’en sont pas exemptes.

On sait aujourd’hui que ces substances sont irritantes (peau et voies respiratoires), allergisantes, neurotoxiques, cancérigènes, polluantes, qu’elles pénètrent la barrière de la peau et sont sur la liste des perturbateurs endocriniens. Bon… pas très réjouissant tout ça.

 « Alors, on fait quoi ? On retourne à l’âge de pierre », a répliqué ma coiffeuse d’un air narquois.

Sans aller jusque-là, on peut convenir que, sur le long terme, les colorations, autant végétales que chimiques, abîment les cheveux, polluent (extraction des matières, transport, packaging, pollution des eaux), sont chronophages et finissent pas coûter cher.

Mais la question n’est pas de savoir si telle coloration est meilleure qu’une autre (même si dans l’absolu, on préférera les colorations végétales, moins dangereuses pour la santé).

La question c’est de comprendre : Pourquoi je me colore les cheveux ?

Et par la suite s’interroger : Est-ce que j’en ai vraiment besoin ?

Ne pourrait-on pas assumer ces cheveux blancs ou sa couleur naturelle ? À quelle insoutenable vérité nous renvoient-ils ?  Le regard des autres ? Mon propre jugement ? Créé par quoi ?

Finalement, si on vivait en paix avec notre capital chevelu ?

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